Cette sculpture en forme de table de nuit brouille les frontières entre intérieur et extérieur. Par l’assemblage de matériaux bruts (bois, pierre) et d’éléments issus du mobilier domestique, l’œuvre met en tension le refuge de l’espace intime et l’ouverture vers un monde extérieur instable. Le titre évoque un lieu à ciel ouvert, un seuil météorologique et symbolique, tandis que la forme renvoie à une figure de mobilier intime : une table de nuit posée sur des pieds à roulettes, proche du guéridon, suggérant à la fois la stabilité et le déplacement.

Cette ambiguïté formelle installe d’emblée l’œuvre dans un espace intermédiaire où les catégories se troublent. Elle suggère un lieu de seuil : un espace à la fois abrité des intempéries et déjà ouvert aux turbulences du monde. Elle révèle ce moment fragile où l’on quitte le refuge pour s’exposer au vent, où l’intime rencontre l’incertitude. « Là où s’arrête la pluie, là où commence le vent » devient ainsi une métaphore des zones de passage entre protection et vulnérabilité, entre immobilité et mouvement, entre intériorité et ouverture au monde.

Vue d’atelier • 2025 
Installation Les îlots greffés

Là où s’arrête la pluie, là où commence le vent • 2024
Galet rose, aluminium découpé, bois, chaînette, flèche, pieds à roulette
H 89 cm x L 24 cm X P 24 cm

Trinité • 2024
Pierre, 3 colonnes bois 
L12 x H45 x P8 cm